Mon enfant est en difficulté à la rentrée : comment l'aider sans le mettre sous pression ?

La rentrée scolaire est souvent synonyme de nouvelles fournitures, de nouveaux cahiers et de nouvelles habitudes. Mais elle peut aussi faire apparaître certaines difficultés d'apprentissage.

Un enfant qui entre en CP, CE1 ou CE2 peut soudainement sembler avoir du mal à lire, à écrire, à mémoriser les nombres, à poser un calcul ou à comprendre une consigne.

Et pour les parents, une question arrive rapidement :

Comment aider son enfant en difficulté scolaire sans lui donner l'impression qu'il n'est pas capable de réussir ?

La première chose à retenir est qu'une difficulté observée à la rentrée ne signifie pas nécessairement qu'un enfant est « en retard » ou qu'il ne réussira pas.

Le début d'année sert justement à identifier les acquis encore fragiles afin de pouvoir mieux accompagner chaque élève.

En France, les évaluations nationales de début d'année concernent notamment les élèves de CP, CE1 et CE2. Elles permettent aux enseignants de mieux connaître les besoins de chaque enfant et d'adapter leur enseignement.

L'objectif n'est donc pas de faire travailler davantage l'enfant à tout prix.

Il s'agit plutôt de comprendre ce qui bloque, puis de lui proposer des situations dans lesquelles il peut progresser progressivement et retrouver confiance.


Une difficulté à la rentrée ne signifie pas forcément un échec

Il est tentant, lorsqu'un enfant rencontre des difficultés dès les premières semaines, de penser qu'il faut immédiatement « rattraper son retard ».

On augmente alors les exercices, les fiches, les devoirs ou les séances de révision.

Pourtant, cette réaction n'est pas toujours la plus efficace.

Un enfant peut avoir besoin de davantage de temps pour automatiser une compétence. Il peut également comprendre une notion dans un contexte et avoir du mal à la réutiliser dans un autre.

Par exemple, un enfant peut :

  • reconnaître les nombres jusqu'à 100 mais hésiter lorsqu'ils sont écrits en lettres ;
  • savoir calculer une addition simple mais avoir du mal à comprendre un problème ;
  • connaître certaines lettres mais les confondre lorsqu'elles sont présentées dans différentes écritures ;
  • réussir un exercice accompagné mais ne pas encore être capable de le réaliser seul ;
  • comprendre une consigne lorsqu'elle est expliquée oralement mais avoir du mal à la lire.

Ces différences sont importantes.

Avant de multiplier les exercices, il faut donc essayer d'identifier précisément la compétence qui pose problème.


Les évaluations de rentrée : un repère, pas une étiquette

Cette période est d'autant plus importante que les évaluations nationales ont lieu en septembre.

En CP, les évaluations portent notamment sur le français et les mathématiques, avec des compétences liées à la lecture, à l'oral, aux nombres et à la résolution de problèmes.

En CE1, elles permettent notamment d'observer les compétences en français et en mathématiques afin d'affiner la connaissance des acquis fondamentaux de chaque élève.

En CE2, les domaines évalués comprennent notamment la lecture, le vocabulaire, la grammaire et l'orthographe, ainsi que les nombres, les opérations, le calcul mental et la résolution de problèmes.

Ces évaluations ont donc une fonction intéressante : repérer les besoins pour mieux accompagner l'enfant.

Un résultat plus fragile ne devrait pas être présenté comme :

« Tu n'as pas réussi. »

Mais plutôt comme :

« On sait maintenant ce qu'on va pouvoir retravailler ensemble. »

Cette nuance peut sembler minime, mais elle change complètement la manière dont l'enfant peut percevoir ses apprentissages.


Pourquoi mettre trop de pression peut être contre-productif ?

Lorsqu'un enfant rencontre des difficultés, il est naturel de vouloir l'aider rapidement.

Mais attention à ne pas transformer chaque moment passé avec lui en séance de rattrapage.

L'enfant peut progressivement associer :

mathématiques = exercices = erreur = remarque = stress

ou :

lecture = difficulté = échec = je ne suis pas bon.

Or, la perception que l'enfant a de ses propres capacités joue un rôle important dans son engagement.

Des travaux relayés par l'American Psychological Association ont notamment montré que présenter l'échec comme une étape normale de l'apprentissage peut aider les enfants à mieux gérer la peur de l'échec, plutôt que de leur transmettre l'idée qu'une erreur signifie un manque de capacité.

L'objectif n'est donc pas de supprimer toute difficulté.

C'est d'apprendre à l'enfant que rencontrer une difficulté est compatible avec le fait de progresser.


Commencer par une compétence précise

L'une des meilleures façons d'éviter la surcharge consiste à ne pas chercher à « refaire tout le programme ».

Prenons un exemple.

Votre enfant de CP semble avoir des difficultés en mathématiques.

Plutôt que de proposer immédiatement :

  • additions ;
  • soustractions ;
  • problèmes ;
  • nombres jusqu'à 100 ;
  • géométrie ;
  • calcul mental...

essayez d'identifier le point précis qui bloque.

Est-ce :

  • la reconnaissance des nombres ?
  • la comparaison de deux nombres ?
  • la compréhension des quantités ?
  • le calcul ?
  • la compréhension d'un énoncé ?
  • le vocabulaire mathématique ?

Cette distinction est essentielle.

Un enfant qui ne comprend pas encore correctement les relations entre les nombres n'a pas nécessairement besoin de faire davantage d'additions.

Il peut avoir besoin de consolider une étape précédente.


En mathématiques, revenir au concret peut aider

Les mathématiques deviennent progressivement abstraites.

Pour certains enfants, passer directement d'une situation concrète à une opération écrite peut être difficile.

La manipulation permet alors de créer une étape intermédiaire :

je manipule → je représente → je comprends → je calcule.

Cette approche est particulièrement intéressante pour les enfants qui ont besoin de voir ou de manipuler les quantités avant de pouvoir utiliser les symboles mathématiques.

Les recherches sur les approches de mathématiques fondées sur la maîtrise mettent également en avant l'intérêt des manipulations et représentations pour construire la compréhension des concepts mathématiques. Dans un essai évalué par l'Education Endowment Foundation, un programme de mathématiques utilisant notamment des manipulations et un travail explicite sur la résolution de problèmes a produit en moyenne l'équivalent de deux mois de progrès supplémentaires chez les élèves concernés.

Cela ne signifie évidemment pas qu'une manipulation donnée « fera progresser » tous les enfants de deux mois.

Mais cela illustre l'intérêt de ne pas opposer systématiquement jeu, manipulation et apprentissage scolaire.


Un exemple : travailler les comparaisons de nombres

Si votre enfant de CP hésite encore entre :

7 et 9

ou entre :

24 et 42,

il peut être intéressant de travailler d'abord la comparaison avant de lui demander de résoudre des exercices plus complexes.

Le Domino des comparaisons de nombres CP permet justement de travailler les relations <, > et = sous la forme d'un jeu de manipulation.

Pour un enfant qui a besoin de davantage d'entraînement, le pack de comparaison des nombres CP propose quant à lui plusieurs activités autour de cette même compétence.

L'intérêt n'est pas de faire les deux ressources dans la même journée.

On peut par exemple :

Jour 1 : une courte activité de comparaison
Jour 2 : quelques minutes de jeu
Jour 4 : une nouvelle activité
Jour 6 : revenir à la compétence sous une autre forme.

C'est beaucoup plus intéressant que de demander à l'enfant de refaire vingt fois le même type d'exercice.


Varier les supports pour éviter la lassitude

Lorsqu'une compétence est fragile, la répétition est nécessaire.

Mais répéter ne signifie pas forcément refaire exactement le même exercice.

Un enfant peut travailler une même compétence à travers :

  • un jeu ;
  • des cartes ;
  • une activité de manipulation ;
  • une fiche ;
  • une situation concrète ;
  • une question orale ;
  • un petit défi.

Cette variété permet de maintenir l'engagement tout en faisant travailler la même notion.

Une méta-analyse publiée dans Child Development a étudié 39 études sur le jeu guidé, dont 17 ont pu être intégrées à une méta-analyse, pour un total de 3 893 enfants âgés de 1 à 8 ans. Les auteurs ont notamment observé des effets positifs du jeu guidé par rapport à l'enseignement direct sur certaines compétences mathématiques précoces, les connaissances géométriques et la capacité à changer de tâche.

Le message important n'est donc pas :

« Le jeu remplace l'apprentissage scolaire. »

Mais plutôt :

Le jeu peut constituer une autre manière de pratiquer et de consolider une compétence.


En CP : renforcer la lecture et l'écriture sans multiplier les fiches

Le CP représente une étape particulièrement importante.

L'enfant doit progressivement automatiser de nombreuses compétences :

  • reconnaître les lettres ;
  • associer lettres et sons ;
  • lire des syllabes ;
  • identifier des mots ;
  • comprendre ce qu'il lit ;
  • écrire ;
  • produire des phrases.

Lorsqu'une difficulté apparaît, il peut être tentant de multiplier les fiches de lecture.

Mais là encore, quelques minutes régulières et variées peuvent être plus faciles à accepter qu'une longue séance de travail supplémentaire.

Le Pack lecture et écriture CP peut être utilisé dans cette logique : plutôt que de demander à l'enfant de réaliser toutes les activités, on peut sélectionner celles qui correspondent à son besoin du moment.

Cela permet également de faire évoluer progressivement la difficulté.

Et si votre enfant rencontre des difficultés spécifiques dans la reconnaissance des lettres, vous pouvez également consulter notre article Mon enfant confond les lettres b et d : est-ce normal ?, qui explique pourquoi ces confusions sont fréquentes chez les jeunes lecteurs et comment les accompagner.


En numération : mieux vaut consolider progressivement

Les nombres peuvent également devenir une source de difficulté à la rentrée.

Pour certains enfants, reconnaître un nombre comme 57 ne pose pas forcément problème, mais comprendre sa relation avec 56, 58 ou 75 peut être beaucoup moins automatique.

D'autres enfants peuvent reconnaître les nombres jusqu'à 20 mais avoir besoin de davantage d'entraînement lorsqu'ils arrivent jusqu'à 100.

Si votre enfant rencontre justement des difficultés à reconnaître, écrire ou comparer les nombres jusqu'à 100, découvrez aussi notre article Comment aider un enfant à apprendre les nombres jusqu'à 100 ?, qui présente plusieurs méthodes concrètes et ludiques adaptées au CP.

Le Pack jeux des nombres de 1 à 100 CP-CE1 est intéressant dans cette situation parce qu'il permet de travailler la numération à travers plusieurs activités, plutôt que de rester uniquement sur des exercices écrits.

On peut ainsi revenir régulièrement aux nombres sans donner à l'enfant l'impression de refaire toujours la même fiche.

C'est particulièrement utile pour les enfants qui se lassent rapidement des exercices répétitifs.


Et pour les additions et soustractions ?

En CP et en CE1, les additions et les soustractions représentent également des compétences importantes.

Mais là encore, il faut distinguer :

savoir effectuer un calcul

et

comprendre ce que représente ce calcul.

Un enfant peut parfaitement savoir que :

8 + 3 = 11

mais avoir du mal à comprendre une situation du type :

« J'ai 8 billes et j'en gagne 3. Combien en ai-je maintenant ? »

La résolution de problèmes demande alors de comprendre la situation, sélectionner les informations pertinentes, représenter mentalement ou concrètement ce qui se passe, puis choisir l'opération.

Le Maxi Pack additions et soustractions – problèmes simples et illustrés CP-CE1 est particulièrement adapté à cette approche.

Il contient plus de 30 fiches pédagogiques et plus de 45 pages d'activités, avec des problèmes illustrés, des exercices progressifs et des activités de manipulation.

L'intérêt, pour un enfant qui manque de confiance, est justement de pouvoir revenir au concret et à la représentation visuelle avant de demander une réponse purement numérique.


Pour un enfant de CE1 ou CE2 : ne pas oublier les automatismes

À partir du CE1, certaines compétences commencent progressivement à devoir être plus automatisées.

C'est notamment le cas du calcul mental et, progressivement, des tables de multiplication.

Mais là encore, une séance de répétition interminable n'est pas forcément nécessaire.

On peut utiliser des formats courts :

5 minutes de calcul → jeu → pause → rappel quelques jours plus tard.

La recherche sur la récupération en mémoire (retrieval practice) montre que le fait de chercher activement une information en mémoire peut favoriser sa rétention. L'EEF souligne toutefois que cette pratique doit être utilisée avec discernement : le niveau de difficulté doit être adapté et les réponses doivent être accompagnées d'un retour permettant à l'enfant de comprendre et de corriger ses erreurs.

Pour les élèves de CE1-CE2 qui doivent progressivement automatiser les tables, un jeu comme le Domino des multiplications CE1-CE2 permet de transformer cette récupération en mémoire en activité de manipulation.

Pour aller plus loin, découvrez également notre article Faut-il apprendre les tables de multiplication par cœur ?, qui explique pourquoi la mémorisation des tables est importante, mais aussi comment l'aborder autrement que par la simple récitation.

L'enfant doit retrouver le résultat correspondant au calcul et construire progressivement sa chaîne de dominos.

L'objectif est donc de faire travailler la mémoire sans transformer chaque entraînement en interrogation.


Combien de temps faire travailler un enfant en difficulté ?

Il n'existe pas une durée magique qui conviendrait à tous les enfants.

Un enfant peut être très concentré pendant 15 minutes sur une activité qui lui plaît et décrocher au bout de 5 minutes devant une tâche qu'il trouve trop difficile.

C'est pourquoi je préfère raisonner en termes de qualité de l'engagement plutôt qu'en nombre de minutes.

Pour commencer, vous pouvez tester :

5 à 10 minutes

Puis observer :

  • l'enfant reste-t-il engagé ?
  • comprend-il la consigne ?
  • réussit-il certaines étapes ?
  • commence-t-il à montrer de la frustration ?
  • demande-t-il à continuer ?

Si l'activité fonctionne bien, vous pourrez la prolonger ou la reprendre plus tard.

L'objectif n'est pas :

« Il doit travailler 30 minutes. »

Mais :

« Comment faire pour qu'il puisse apprendre efficacement pendant ces quelques minutes ? »

Notre article Mon enfant a du mal à se concentrer : comment l'aider ? propose d'ailleurs plusieurs stratégies concrètes pour réduire la charge attentionnelle, raccourcir les activités et varier les formats.


Une règle simple : arrêter avant que cela devienne un conflit

C'est probablement l'un des conseils les plus utiles pour les parents.

Si l'enfant commence à :

  • s'énerver ;
  • dire « je suis nul » ;
  • jeter le matériel ;
  • pleurer ;
  • refuser systématiquement ;
  • ne plus écouter les consignes,

il est souvent préférable de faire une pause plutôt que de chercher absolument à terminer la fiche.

Terminer une page n'est pas un objectif pédagogique.

L'objectif est que l'enfant apprenne.

Parfois, cela signifie faire seulement trois exercices au lieu de dix.

Parfois, cela signifie changer complètement d'activité.

Et parfois, cela signifie arrêter pour aujourd'hui.


Valoriser les stratégies plutôt que seulement les bonnes réponses

Une autre manière de réduire la pression consiste à modifier légèrement les encouragements.

Au lieu de dire uniquement :

« Bravo, tu as eu tout juste ! »

vous pouvez dire :

« Tu as essayé une autre méthode. »

« Tu as pris le temps de vérifier. »

« Tu t'es trompé, mais tu as trouvé pourquoi. »

« Tu n'y arrivais pas tout à l'heure et maintenant tu réussis. »

Cela permet de mettre l'accent sur le processus d'apprentissage.

La métacognition — c'est-à-dire la capacité à réfléchir à sa manière d'apprendre, à planifier, vérifier et évaluer ce que l'on fait — est également fortement soutenue par la recherche. L'EEF estime actuellement que les approches de métacognition et d'autorégulation ont en moyenne un impact correspondant à 8 mois supplémentaires de progrès lorsqu'elles sont efficacement mises en œuvre, tout en rappelant que ces résultats sont des moyennes issues de nombreuses études et qu'ils dépendent fortement de la qualité de la mise en œuvre.

Avec un jeune enfant, cela peut rester très simple :

« Qu'est-ce qui t'a aidé ? »

« Comment as-tu trouvé la réponse ? »

« Qu'est-ce qui était difficile ? »

« Que pourrait-on essayer autrement ? »


Les jeux éducatifs peuvent-ils vraiment aider un enfant en difficulté ?

Oui, à condition de les utiliser comme de véritables supports d'apprentissage.

Un jeu n'est pas automatiquement éducatif simplement parce qu'il contient des chiffres ou des lettres.

Pour être intéressant pédagogiquement, il doit permettre à l'enfant de pratiquer une compétence identifiable.

Par exemple :

un loto de nombres peut faire travailler la reconnaissance et l'association des nombres ;

un domino de comparaison peut travailler les relations entre nombres ;

un jeu de mémoire peut solliciter la reconnaissance et la récupération d'informations ;

un jeu de multiplication peut favoriser la récupération répétée des résultats ;

une activité de manipulation peut aider à construire une représentation concrète.

C'est cette articulation entre plaisir + objectif pédagogique + répétition + participation active qui rend le jeu intéressant.

Une revue systématique consacrée aux possibilités de jeu à l'école primaire a également conclu que les temps de jeu ne semblaient pas nuire aux performances scolaires et qu'ils pouvaient bénéficier au comportement et au bien-être socioémotionnel, même si les résultats sur les performances académiques étaient plus variables.

Le jeu ne doit donc pas être présenté comme une solution miracle.

C'est un outil parmi d'autres.


Pourquoi varier les ressources peut être particulièrement intéressant ?

Imaginez que votre enfant doive apprendre à comparer les nombres.

Vous pourriez lui faire faire :

20 exercices de comparaison.

Ou vous pourriez répartir le même objectif sur plusieurs jours :

Lundi : activité écrite
Mardi : domino
Jeudi : petit jeu oral
Vendredi : nouvelle activité
Week-end : jeu rapide en famille.

La compétence reste la même.

Mais l'expérience de l'enfant est complètement différente.

Cette variété peut également permettre d'observer si la difficulté apparaît dans toutes les situations ou uniquement dans un format particulier.

C'est une information très intéressante pour comprendre les besoins de l'enfant.


Les collections PrintiKids pour varier les apprentissages

Pour les parents ou enseignants qui souhaitent disposer de plusieurs supports autour des apprentissages fondamentaux, le catalogue français PrintiKids regroupe notamment des ressources de lecture, écriture, mathématiques, manipulation, loto, domino et memory. Le site propose également des ressources organisées par grandes thématiques, notamment Mathématiques CP-CE1-CE2, Multiplications CE1-CE2 et Écriture GS-CP-CE1.

L'intérêt de ces regroupements est justement de pouvoir choisir une activité adaptée à la compétence travaillée, plutôt que d'accumuler des fiches sans objectif précis.

Pour un enfant qui a besoin de bouger, manipuler ou jouer davantage, les formats comme les lotos, dominos, memory et cartes de manipulation peuvent également constituer une alternative intéressante aux exercices exclusivement écrits.


Que faire si mon enfant reste en difficulté malgré tout ?

C'est une question importante.

Si une difficulté persiste malgré les entraînements, il ne faut pas nécessairement augmenter encore la quantité de travail.

Au contraire, il peut être utile de prendre du recul.

Demandez-vous :

Qu'est-ce qui est réellement difficile ?

Est-ce une notion précise ?

Une difficulté à comprendre les consignes ?

Une difficulté d'attention ?

Une mémoire de travail très sollicitée ?

Une difficulté de langage ?

Une automatisation qui prend plus de temps ?

Une fatigue importante ?

Une anxiété face aux erreurs ?

Une difficulté présente dans plusieurs domaines ?

Il est également important d'échanger avec l'enseignant, qui peut observer l'enfant dans le contexte scolaire et comparer ses difficultés à celles rencontrées dans différentes situations d'apprentissage.

Et lorsqu'une difficulté est importante, durable ou s'accompagne d'autres signes préoccupants, le professionnel compétent pourra déterminer s'il est nécessaire d'aller plus loin dans l'évaluation.

Les ressources éducatives et les jeux peuvent accompagner un enfant.

Ils ne remplacent pas un diagnostic, une rééducation ou un accompagnement professionnel lorsque celui-ci est nécessaire.


Une rentrée réussie ne signifie pas que tout doit être parfait

La rentrée n'est pas un examen de réussite.

Un enfant peut commencer son année avec certaines compétences encore fragiles et progresser considérablement au fil des mois.

L'objectif des premières semaines n'est donc pas de vérifier qu'il sait déjà tout faire.

C'est plutôt de comprendre :

ce qu'il sait déjà faire,

ce qui commence à émerger,

ce qui lui demande encore de l'entraînement,

et surtout ce qui l'aide réellement à apprendre.

Pour certains enfants, ce sera davantage de manipulation.

Pour d'autres, des consignes plus courtes.

Pour certains, des supports visuels.

Pour d'autres, davantage de répétitions.

Et pour beaucoup, simplement moins de pression et davantage de confiance.


En résumé : comment aider son enfant en difficulté scolaire ?

Si votre enfant rencontre des difficultés à la rentrée, vous pouvez commencer par :

1. Observer précisément ce qui bloque.
Ne cherchez pas à retravailler tout le programme.

2. Choisir une compétence prioritaire.
Un objectif clair est plus facile à travailler.

3. Proposer des séances courtes.
Quelques minutes régulières peuvent être préférables à de longues séances.

4. Varier les supports.
Jeux, manipulation, activités écrites, oral, cartes…

5. Revenir au concret lorsque c'est nécessaire.
Particulièrement en mathématiques.

6. Répéter sans rendre la répétition monotone.
Une même compétence peut être travaillée de plusieurs façons.

7. Valoriser les efforts et les stratégies.
Une erreur peut faire partie du processus d'apprentissage.

8. Faire des pauses avant la saturation.
Apprendre ne devrait pas devenir quotidiennement une source de conflit.

9. Échanger avec l'enseignant lorsque les difficultés persistent.
L'observation en classe apporte des informations essentielles.

Et surtout :

Aider un enfant à progresser ne signifie pas lui faire travailler davantage. Cela signifie parfois lui permettre d'apprendre autrement.

C'est précisément l'approche défendue par PrintiKids : proposer des ressources ludiques, concrètes, manipulables et sans écran, afin de permettre aux enfants de consolider leurs apprentissages tout en respectant leur rythme.



Looking for this article in English?

Read: My Child Is Struggling at the Start of the School Year: How Can I Help Without Putting Pressure on Them?