Mon enfant a du mal à se concentrer : comment l'aider à apprendre ?

Pourquoi mon enfant a-t-il du mal à se concentrer ?

« Il ne tient pas en place. »

« Il faut toujours que je lui répète les consignes. »

« Il commence son exercice puis regarde ailleurs. »

« Il connaît la réponse, mais fait des erreurs parce qu'il ne fait pas attention. »

Si vous avez déjà prononcé l'une de ces phrases, vous êtes loin d'être seul.

Les difficultés de concentration sont une préoccupation fréquente chez les parents, particulièrement lorsque les apprentissages scolaires deviennent plus exigeants. Pourtant, un enfant qui a du mal à rester concentré n'est pas nécessairement un enfant qui manque de volonté ou qui ne veut pas apprendre.

L'attention est une fonction cognitive complexe, indispensable pour apprendre : elle intervient notamment dans la mémorisation, la compréhension, la résolution de problèmes et l'engagement dans une tâche. Le ministère de l'Éducation nationale rappelle d'ailleurs qu'elle est mobilisée dans la plupart des activités scolaires.

Alors, pourquoi certains enfants décrochent-ils si vite ? Peut-on réellement « apprendre à se concentrer » ? Et surtout, que peut-on faire concrètement à la maison pour aider un enfant à rester attentif sans transformer chaque apprentissage en conflit ?


Concentration et attention : de quoi parle-t-on exactement ?

On utilise souvent les mots attention et concentration comme s'ils étaient synonymes.

Ils sont pourtant un peu différents.

L'attention permet de sélectionner

À chaque instant, notre cerveau reçoit énormément d'informations : des sons, des images, des mouvements, des sensations corporelles, des pensées...

L'attention permet notamment de sélectionner les informations pertinentes pour la tâche en cours.

Un enfant qui doit lire une phrase doit par exemple :

  • regarder les mots ;
  • identifier les lettres ;
  • les assembler ;
  • comprendre ce qu'il lit ;
  • garder en mémoire le début de la phrase ;
  • ignorer les distractions autour de lui.

Il ne s'agit donc pas simplement de « regarder sa feuille ».

La concentration permet de maintenir cette attention

Une fois l'information sélectionnée, l'enfant doit maintenir son attention suffisamment longtemps pour réaliser la tâche.

Et cette capacité se développe progressivement.

Un élève de CP ne dispose pas des mêmes capacités d'autorégulation qu'un enfant plus âgé.

C'est pourquoi une activité qui paraît très courte pour un adulte peut déjà représenter un effort cognitif important pour un jeune enfant.


Un enfant déconcentré n'est pas forcément un enfant inattentif

C'est une distinction importante.

Un enfant peut avoir du mal à se concentrer dans certaines situations, tout en étant capable de rester absorbé très longtemps dans une activité qui l'intéresse.

Vous l'avez peut-être déjà observé :

« Il ne peut pas rester cinq minutes sur ses devoirs, mais il peut jouer à Lego pendant 45 minutes ! »

Cela ne signifie pas nécessairement qu'il « fait exprès » lorsqu'il travaille.

La nature de la tâche compte énormément.

Une activité peut être :

  • trop difficile ;
  • trop facile ;
  • trop longue ;
  • répétitive ;
  • peu motivante ;
  • mal adaptée au niveau de l'enfant ;
  • ou présenter trop de distractions.

À l'inverse, une activité interactive, concrète et adaptée peut faciliter l'engagement.

Une étude observationnelle menée dans des classes de la maternelle au CM2 a notamment constaté que le temps consacré à une activité d'enseignement avait une influence sur les comportements hors tâche : ceux-ci augmentaient lorsque la durée d'instruction passait de 10 à 30 minutes.

Cela ne signifie évidemment pas que « 10 minutes est la durée idéale pour tous les enfants ».

Mais cela rappelle une chose essentielle :

plus long ne signifie pas automatiquement plus efficace.


Pourquoi certains enfants ont-ils plus de mal à rester concentrés ?

Il n'existe pas une seule cause.

La concentration dépend de nombreux facteurs.

1. La fatigue

Un enfant fatigué dispose de moins de ressources pour maintenir son attention.

Le manque de sommeil, une journée scolaire chargée ou simplement une période de fatigue peuvent donc rendre les devoirs beaucoup plus difficiles.

Avant de conclure :

« Il ne fait aucun effort. »

il peut être utile de se demander :

« Est-il réellement disponible pour apprendre maintenant ? »


2. La difficulté de la tâche

Une activité trop difficile peut rapidement provoquer un décrochage.

Imaginez un enfant qui doit résoudre un exercice alors qu'il ne maîtrise pas encore la compétence précédente.

Son cerveau doit gérer simultanément :

  • comprendre la consigne ;
  • comprendre ce qu'on lui demande ;
  • chercher une stratégie ;
  • effectuer la tâche ;
  • retenir plusieurs informations.

La charge cognitive peut rapidement devenir trop importante.

À l'inverse, une tâche beaucoup trop facile peut provoquer de l'ennui.

Le bon niveau de difficulté est donc essentiel.


3. La monotonie

La répétition est indispensable pour consolider les apprentissages. Mais répéter une même notion toujours de la même manière peut rapidement devenir décourageant pour un enfant.

Pour apprendre une notion, il est donc intéressant de varier les situations :

  • lire une information ;
  • la retrouver sur une carte ;
  • l'associer à une image ;
  • jouer au memory ;
  • répondre à une question ;
  • manipuler des éléments ;
  • ou encore jouer au loto.

Le loto éducatif est particulièrement intéressant dans ce contexte. Il oblige l'enfant à observer, écouter, reconnaître une information et prendre une décision, tout en donnant à l'activité une dimension ludique.

Vous pouvez découvrir notre collection de jeux de loto éducatifs, qui permet de travailler différentes notions sous forme de jeux simples à utiliser à la maison ou en classe.

Pour aller plus loin, j'explique également dans l'article Jeux de loto éducatifs : pourquoi le loto aide les enfants à apprendre en jouant ? pourquoi ce type de jeu peut être intéressant pour développer les apprentissages tout en maintenant l'engagement de l'enfant.


Le cerveau apprend-il mieux quand l'enfant est actif ?

L'attention n'est pas uniquement une question de durée.

Ce que fait l'enfant pendant cette durée compte énormément.

Le Conseil scientifique de l'Éducation nationale souligne notamment l'intérêt de rendre régulièrement les élèves actifs : poser des questions, les faire répondre et réengager leur attention peut favoriser leur implication dans la tâche.

Cela explique pourquoi une activité interactive peut parfois être plus intéressante qu'une longue série d'exercices passifs.

Comparer :

« Regarde cette fiche et fais les exercices 1 à 10. »

avec :

« Trouve la carte qui correspond à ce nombre. »

ou :

« Qui va réussir à compléter son jeu en premier ? »

La compétence travaillée peut être similaire.

Mais l'expérience cognitive et motivationnelle est différente.


Pourquoi le jeu peut-il aider à maintenir l'attention ?

Le jeu ne transforme pas automatiquement une activité en apprentissage efficace.

Mais lorsqu'il est bien conçu, il possède plusieurs caractéristiques intéressantes.

Il donne un objectif immédiat

L'enfant sait ce qu'il doit faire :

trouver la paire ;

compléter sa grille ;

résoudre le calcul ;

retrouver la bonne carte.

Il implique l'enfant

L'enfant manipule, observe, choisit, compare ou répond.

Il crée un feedback rapide

Il sait généralement immédiatement s'il a trouvé la bonne réponse.

Il permet de répéter sans donner l'impression de refaire toujours le même exercice

Et c'est particulièrement intéressant pour les apprentissages qui nécessitent beaucoup de pratique.

Les espaces ludiques expérimentés dans les écoles françaises sont d'ailleurs associés par Éduscol à plusieurs bénéfices, notamment l'amélioration de la concentration, de l'autonomie, de la coopération et du bien-être.

Cela ne signifie pas que tout jeu améliore automatiquement la concentration.

Le choix de l'activité, sa durée, son niveau de difficulté et les conditions dans lesquelles elle est proposée restent déterminants.


Attention : trop de stimulations peut aussi déconcentrer

C'est un point souvent oublié.

On pourrait penser que plus une activité est colorée, animée et remplie d'éléments, plus elle sera attractive.

Ce n'est pas forcément vrai.

Des recherches menées auprès d'enfants de maternelle ont montré qu'un environnement visuel très décoré pouvait détourner leur attention et être associé à des gains d'apprentissage plus faibles que dans un environnement moins chargé.

Autrement dit :

ludique ≠ surchargé.

Pour aider un enfant à se concentrer, il peut être préférable de privilégier :

  • une consigne claire ;
  • peu d'informations à traiter simultanément ;
  • une présentation lisible ;
  • un objectif précis ;
  • des manipulations simples ;
  • et une progression adaptée.

C'est aussi pourquoi les supports visuels doivent être pensés avec soin.


7 stratégies concrètes pour aider un enfant à se concentrer

1. Commencer par une durée courte

Si votre enfant décroche au bout de 15 minutes, ne commencez pas par lui demander de travailler 30 minutes.

Commencez par une durée qu'il peut réussir.

Par exemple :

10 minutes de travail → pause → éventuellement une deuxième activité.

L'objectif est de construire progressivement sa capacité à rester engagé, plutôt que de transformer chaque séance en bataille.


2. Donner une seule consigne à la fois

Une consigne comme :

« Lis les phrases, entoure les mots, puis écris les réponses et colorie les images. »

peut sembler simple pour un adulte.

Pour un jeune enfant, plusieurs actions successives doivent être retenues et organisées.

Essayez plutôt :

« Commence par lire les phrases. »

Puis donnez la suite.

Cela réduit la quantité d'informations que l'enfant doit maintenir en mémoire pendant qu'il travaille.


3. Faire varier les activités

C'est probablement l'une des stratégies les plus simples à mettre en place.

Vous voulez travailler la lecture ?

Vous pouvez alterner :

lecture → jeu → manipulation → petite fiche → lecture.

Vous travaillez les mathématiques ?

calcul → jeu de cartes → problème → manipulation → jeu.

La compétence reste la même, mais le format change.

Un pack d'activités variées peut être particulièrement pratique dans ce contexte.

Le Pack d'activités sur les saisons – CP-CE1, par exemple, alterne logique, observation, lecture, compréhension, vocabulaire, activités de classement, coloriage et manipulation.

Ce type de variété peut éviter la sensation :

« Encore une fiche... »

tout en continuant à travailler les apprentissages.


4. Utiliser la manipulation

Certains enfants comprennent et retiennent mieux lorsqu'ils peuvent voir et manipuler l'information.

Plutôt que de demander uniquement :

« Quel nombre est écrit ici ? »

on peut faire manipuler des cartes, associer deux représentations ou déplacer des éléments.

Le Pack jeux des nombres 1 à 100 est intéressant dans cette logique : l'enfant passe d'un jeu à l'autre et manipule des cartes, des grilles et des associations chiffres/nombres en lettres. 

Les activités de manipulation sont particulièrement intéressantes lorsqu'un enfant a besoin d'être actif, de chercher une réponse et de prendre une décision plutôt que de simplement compléter une série d'exercices.

Les cartes à pinces sur les saisons pour CP-CE1 en sont un bon exemple : l'enfant doit lire une question, réfléchir aux différentes propositions, identifier la ou les bonnes réponses puis placer sa pince au bon endroit. Les 60 cartes permettent ainsi de travailler les saisons et le vocabulaire, mais aussi la lecture, la compréhension écrite, l'attention, la réflexion et la mémorisation, tout en développant la motricité fine grâce à la manipulation.

Le format sous forme de questions et de réponses transforme ainsi un exercice de compréhension en activité active et concrète. L'enfant ne se contente pas de lire : il doit comprendre l'information, la comparer aux différentes possibilités et faire un choix. Le système auto-correctif lui permet ensuite de vérifier sa réponse et de gagner progressivement en autonomie.

La manipulation n'est évidemment pas une solution universelle.

Mais pour certains enfants, elle permet de rendre une notion abstraite beaucoup plus concrète.


5. Transformer la répétition en jeu

Certaines connaissances doivent être automatisées.

Les tables de multiplication en sont un bon exemple.

Mais répéter :

6 × 4 = ?

6 × 4 = ?

6 × 4 = ?

peut rapidement devenir lassant.

Un jeu permet de remettre cette répétition dans un contexte différent.

Avec le Domino des multiplications CE1-CE2, l'enfant doit associer chaque multiplication à son résultat. Le jeu travaille ainsi les tables, le calcul mental, la logique et l'attention.

Et si votre enfant rencontre justement des difficultés à mémoriser les tables, vous pouvez également consulter notre article consacré aux raisons pour lesquelles certains enfants de 7 à 9 ans ont du mal à mémoriser les tables de multiplication.


6. Laisser l'enfant bouger

Se concentrer ne signifie pas nécessairement rester parfaitement immobile.

Certains enfants ont besoin de bouger, de manipuler ou de changer de position pour rester engagés.

On peut par exemple :

  • faire une activité debout ;
  • déplacer des cartes ;
  • jouer au sol ;
  • utiliser un jeu de manipulation ;
  • faire une courte pause motrice entre deux activités.

Une étude récente menée auprès d'enfants d'âge préscolaire suggère d'ailleurs que de brèves activités physiques ou cognitives peuvent améliorer temporairement leur état de préparation attentionnelle.

Là encore, cela ne signifie pas que l'exercice physique « soigne » les problèmes d'attention.

Cela montre simplement que le mouvement et l'activité cognitive peuvent être compatibles avec l'engagement attentionnel.


7. Arrêter avant la saturation

C'est probablement le conseil le plus difficile à appliquer pour les parents.

Quand un enfant commence à décrocher, on peut avoir envie de dire :

« Allez, encore deux exercices et on a fini. »

Mais si l'enfant n'est plus réellement engagé, ces deux exercices supplémentaires risquent surtout de produire :

  • des erreurs ;
  • de la frustration ;
  • des conflits ;
  • et une expérience négative de l'apprentissage.

Parfois, s'arrêter au bon moment est plus efficace que continuer.


Et si mon enfant ne se concentre que lorsqu'il joue ?

C'est une remarque que beaucoup de parents peuvent faire.

Il faut cependant éviter une conclusion trop rapide :

« Il est capable de se concentrer sur un jeu, donc il pourrait forcément se concentrer sur ses devoirs. »

Les deux situations ne sollicitent pas nécessairement les mêmes mécanismes.

Un jeu choisi librement peut être :

  • plus motivant ;
  • immédiatement gratifiant ;
  • plus concret ;
  • mieux adapté au niveau de l'enfant ;
  • ponctué de feedbacks rapides.

Une activité scolaire peut demander davantage de mémoire de travail, de contrôle inhibiteur ou d'effort volontaire.

La question n'est donc pas seulement :

« Combien de temps mon enfant peut-il rester concentré ? »

mais aussi :

« Dans quelles conditions arrive-t-il le mieux à mobiliser son attention ? »

Cette question est beaucoup plus utile.


Une routine de 15 minutes peut-elle être suffisante ?

Pour une petite séance de révision, oui.

Pas pour « tout apprendre » en 15 minutes.

Mais pour réactiver une compétence, pratiquer ou consolider une notion, une courte séance peut être très pertinente.

Voici un exemple.

3 minutes : démarrage

Une question ou un petit jeu très simple.

Objectif : entrer progressivement dans la tâche.

7 minutes : activité principale

Un jeu, une fiche courte ou une activité de manipulation.

3 minutes : changement de format

On passe à une autre activité portant sur la même compétence.

2 minutes : retour

Demandez :

« Qu'est-ce que tu as trouvé facile ? »

« Qu'est-ce qui était plus difficile ? »

« Qu'as-tu appris ? »

Et c'est terminé.

Pas besoin d'attendre que l'enfant soit complètement épuisé pour considérer que la séance a été utile.


Le secret : varier la forme sans changer forcément l'objectif

C'est une distinction particulièrement intéressante.

Vous pouvez conserver le même objectif pédagogique tout en changeant complètement l'activité.

Exemple : travailler les nombres de 1 à 100

Étape 1 : lire quelques nombres.

Étape 2 : associer chiffres et nombres en lettres.

Étape 3 : jouer au loto.

Étape 4 : faire un memory.

Étape 5 : terminer avec un petit jeu de cartes.

L'enfant a travaillé plusieurs fois la même compétence.

Mais son cerveau n'a pas l'impression de répéter cinq fois exactement le même exercice.

C'est précisément l'intérêt des ressources multi-activités : elles permettent de fractionner l'entraînement et de changer de modalité.


Et si mon enfant refuse complètement de travailler ?

Dans ce cas, le premier réflexe ne devrait pas forcément être :

« Comment le faire travailler ? »

Mais :

« Pourquoi refuse-t-il ? »

Il peut être :

  • fatigué ;
  • frustré par une difficulté ;
  • inquiet de faire une erreur ;
  • habitué à des séances trop longues ;
  • démotivé par la répétition ;
  • ou simplement avoir besoin d'une pause.

Essayez de réduire l'objectif.

Au lieu de :

« On fait les devoirs. »

essayez :

« On fait seulement cette activité pendant 5 minutes. »

Puis laissez l'enfant constater qu'il peut réussir.

La réussite crée souvent davantage d'engagement que la pression.


Attention : difficultés de concentration ne signifie pas automatiquement TDAH

C'est un point important.

Tous les enfants ont des moments où ils sont distraits, bougent davantage ou ont du mal à terminer une tâche.

Une difficulté ponctuelle ou dépendante du contexte n'est pas, à elle seule, un signe de trouble de l'attention.

Les difficultés d'attention peuvent avoir de nombreuses causes et doivent être considérées dans leur ensemble.

Si les difficultés sont durables, importantes, présentes dans plusieurs environnements et qu'elles ont un impact réel sur la vie scolaire, familiale ou sociale, il est préférable d'en parler avec les professionnels qui accompagnent l'enfant.

L'objectif de cet article n'est donc pas de poser un diagnostic, mais de donner aux parents des stratégies simples pour rendre les situations d'apprentissage plus favorables à l'attention.


Comment créer un environnement favorable à la concentration ?

Avant même de modifier l'activité, regardez l'environnement.

Sur la table

Gardez uniquement le matériel nécessaire.

Évitez d'avoir :

  • dix crayons différents ;
  • plusieurs jeux ouverts ;
  • des jouets à proximité ;
  • une tablette ou un téléphone visible ;
  • des feuilles inutiles.

Moins il y a de distracteurs, moins l'enfant doit filtrer d'informations.

Cette idée est cohérente avec les travaux montrant que des éléments visuels non pertinents peuvent détourner l'attention des jeunes enfants.

Dans la pièce

Un environnement calme n'a pas besoin d'être parfaitement silencieux.

Mais si votre enfant est très sensible aux distractions, essayez de réduire les sollicitations inutiles.

Dans la durée

Préférez :

15 minutes vraiment engagées

à

40 minutes de conflits et de décrochages.


Apprendre en jouant : une alternative aux longues séances

Chez PrintiKids, c'est justement l'une des raisons pour lesquelles les ressources sont conçues sous forme de jeux, activités variées et supports manipulables.

L'objectif n'est pas de rendre chaque apprentissage « amusant à tout prix ».

Il s'agit plutôt de proposer différentes portes d'entrée vers une même compétence :

observer → manipuler → réfléchir → répondre → recommencer.

Par exemple, un enfant peut travailler les nombres avec un loto, puis un memory, puis un domino.

Un autre peut travailler le vocabulaire avec des cartes, une activité de classement puis un jeu d'observation.

La diversité des activités permet également de repérer ce qui accroche le mieux l'enfant.


10 idées d'activités pour travailler la concentration

Vous n'avez pas besoin d'acheter du matériel spécifique.

Voici quelques idées simples.

1. Memory

Retourner deux cartes et essayer de retrouver les paires.

2. Loto

Écouter, rechercher une information et la localiser sur sa grille.

3. Jeu des différences

Observer deux images et identifier les changements.

4. Classement

Classer des objets, des mots ou des images selon un critère.

5. Intrus

Trouver l'élément qui ne correspond pas au groupe.

6. Suites

Repérer la logique d'une suite et trouver l'élément manquant.

7. Cherche et trouve

Rechercher une information précise parmi plusieurs éléments.

8. Association

Associer une image à un mot, un nombre à son écriture ou une question à sa réponse.

9. Jeux de logique

Sudoku adapté, labyrinthes, énigmes simples...

10. Jeux de manipulation

Découper, déplacer, assembler ou classer des éléments.

L'intérêt de ces activités est qu'elles sollicitent l'enfant activement, plutôt que de lui demander uniquement de rester assis et de produire des réponses sur une fiche.


Comment savoir si mon enfant progresse en concentration ?

Ne regardez pas uniquement le temps.

Un enfant peut progresser sans passer de 5 à 30 minutes de concentration.

Observez plutôt :

  • commence-t-il plus facilement ?
  • a-t-il besoin de moins de rappels ?
  • termine-t-il davantage d'activités ?
  • fait-il moins d'erreurs d'inattention ?
  • arrive-t-il à reprendre après une distraction ?
  • comprend-il mieux les consignes ?
  • accepte-t-il plus facilement une activité difficile ?
  • devient-il progressivement plus autonome ?

La concentration n'est pas un interrupteur “ON/OFF”.

C'est une compétence qui se développe progressivement et qui varie selon la fatigue, l'intérêt, la difficulté et le contexte.


À retenir : aider son enfant à se concentrer ne signifie pas travailler plus longtemps

Si votre enfant a du mal à rester concentré, la solution n'est pas forcément de lui demander de travailler davantage ou plus longtemps.

Commencez plutôt par observer dans quelles conditions il apprend le mieux.

Une activité courte peut être plus efficace qu'une longue séance. Un jeu peut parfois permettre de répéter une notion sans provoquer la lassitude. Une activité de manipulation peut relancer l'attention lorsqu'une fiche devient trop monotone. Et une courte pause peut être beaucoup plus productive que quelques exercices supplémentaires réalisés dans la frustration.

L'objectif n'est pas de transformer un enfant de 6, 7 ou 8 ans en élève capable de rester assis pendant une heure.

Il s'agit progressivement de lui permettre d'apprendre à porter son attention sur une tâche, maintenir son engagement, faire face à une difficulté et revenir à l'activité après une distraction.

C'est aussi pour cela que varier les supports peut être particulièrement utile au quotidien : jeux de cartes, loto, memory, activités de manipulation, petits défis ou fiches courtes peuvent tous trouver leur place dans une routine d'apprentissage équilibrée.

Si vous souhaitez explorer cette approche, vous pouvez retrouver les différents supports dans notre catalogue de jeux et activités éducatives.



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